| ALGODYSTROPHIE Les S.D.R.C. ne sont souvent
pas visibles à l' oil nu. C' est une maladie dite souvent
« invisible.
Son principal symptôme est la douleur constante et persistante.
SOUFFREZ-VOUS DE DOULEUR BRÛLANTES?
La douleur provient-elle d' une blessure qui n' a pas guéri?
La douleur est-elle hors de proportion par rapport à la
sévérité de la blessure?
Est-ce qu' elle se prolonge plus longtemps quelle ne le devrait?
Si vous répondez OUI à l' une ou l' autre de ces
questions, lisez ce qui suit&
Si le diagnostique est donné dans les premiers trois à
six mois,
80-90% des cas peuvent être traités avec succès.
1. SYNDROMES DOULOUREUX RÉGIONAUX COMPLEXES :
ALGODYSTROPHIE
L' algodystrophie est aussi connue sous le nom de Syndromes douloureux
régionaux complexes (S.D.R.C.) de type 1.Le type 2 des Syndromes
douloureux régionaux complexes (S.D.R.C.) se nomme une causalgie,
maladie identique au type 1, mais provenant d' une lésion
nerveuse.
Autres appellations : causalgie, algodystrophie, dystrophie
post traumatique, atrophie de Sudek, syndrome épaule-main,
etc.
S.D.R.C. est un ensemble de syndromes causant divers symptômes
caractérisés par une douleur persistante. Ils attaquent
ordinairement un ou plusieurs extrémités et peuvent
s' attaquer à plus d' une partie du corps humain. Dû
à la dilatation ou à la contraction des vaisseaux
sanguins, la quantité de sang allant aux membres (mains,
pieds, épaules, hanches) est affectée. Les nerfs,
la peau, les muscles et les os sont aussi touchés.
S.D.R.C. est une maladie qui peut nuire et même faire perdre
la capacité pour les membres du corps de fonctionner normalement.
COMMENT PEUT-ON ÊTRE ATTEINT DE S.D.R.C.?
- une blessure à la chaire molle due à un traumatisme
dans 65% des cas, par exemple, entorse, foulure à la cheville,
etc.
- fracture
- chirurgie
- certains désordres cervicaux ou de la colonne vertébrale
- infections, attaque de cour, désordre de mouvements répétitifs
l' absorption de certains médicaments ou une ponction veineuse
dans certains rares cas.
QUELS SONT LES SYMPTOMES?
- Douleur brûlante, sévère, constante et persistante
dans une région autre que celle de la blessure
Enflure localisée mais qui peut aussi affecter un membre
en entier
Changement de la peau : la température ou la couleur,
par exemple : dystrophie, sécheresse, atrophie des tissus,
la peau peut être froide, pâle et tachetée ou
chaude et rouge avec excès de sueur
Mobilité limitée dans la région affectée
Augmentation de ces symptômes après avoir fait de l'
exercice
QUELS AUTRES SYMPTOMES PEUT-IL Y AVOIR?
- Dysfonctionnement, par exemple: faiblesse, spasmes, dystonie,
frissons
- Dystrophie, par exemple: affaiblissement des muscles
Insomnie, agitation, anxiété, dépression, réduction
de mémoire ou jugement
Changement aux ongles et aux cheveux
Changement dans les os, par exemple: ostéoporose
Jointures : enflure et sensibilité
COMMENT ARRIVE-T-ON À UN DIAGNOSTIQUE?
Jusqu' à date, il n' y a aucun examen spécifique
ou précis pour diagnostiquer les SDRC. Il faut monter un
dossier avec les éléments suivants :
L' historique médical approfondi, notant les signes et symptômes,
la progression de la maladie dans le temps et un examen par un médecin
qualifié.
Une thermographie qui mesure le degré de chaleur émis
par le corps et les différentes températures de la
peau.
2. PENSEZ-VOUS SOUFFRIR DE SDRC?
Ressentez-vous de la douleur brûlante? Est-elle hors de proportion
par rapport à la blessure que vous avez subie?
La douleur a-t-elle duré plus longtemps que le temps habituel
?
Si la douleur est hors de proportion avec la blessure, s' il y a
de la rigidité et de l' inflammation à la suite d'
une blessure mineure, d' une entorse ou d' un objet tombé
sur une partie de votre corps, etc., vous devez investiguer la possibilité
que ce soit les SDRC. La douleur est décrite comme brûlante,
si vous avez des spasmes musculaires, si la douleur ressemble à
la brûlure d' un tisonnier sur votre peau ou à l' intérieur
de votre corps, et de plus si elle persiste plus longtemps qu' elle
ne le devrait pour ce genre de blessure, vous devez investiguer
la possibilité que ce soit les SDRC.
LE TRAITEMENT DÈS LES PREMIERS TROIS À SIX
MOIS EST CRITIQUE et la personne malade réagit mieux.
Il est essentiel pour elle d' être référée
à un spécialiste traitant les SDRC le plus tôt
possible.
UN DÉLAI DE TRAITEMENT peut conduire à
une vie de douleur constante et persistante pour le malade. Sans
traitement, la maladie peut devenir résistante à ceux-ci.
Qui peut être atteint de RSD?
Tout le monde peut avoir les SDRC, mais il est plus fréquent
chez les dames dans une proportion de 3 pour 1 comparé aux
hommes, plus souvent chez les femmes dans la trentaine. Par contre,
les enfants et les adolescents peuvent eux aussi souffrir de SDRC.
Pour eux, les résultats à long terme sont plus positifs.
Que puis-je faire?
Un diagnostic doit d' abord être établi. Les meilleurs
résultats suivent habituellement des traitements dans les
premiers trois à six mois à partir du début
de la maladie. Si après la lecture de ce site, vous soupçonnez
que vous ou un ami peut être atteint de SDRC, cherchez un
expert en SDRC dès maintenant. Pour des références
de médecins pratiquant dans votre région, communiquez
avec nous.
3. TRAITEMENTS
Voici une liste de traitements pour les SDRC.
1. Par produit pharmaceutique :
corticostéroïdes locaux ou organiques relaxants
musculaires
bêta bloquant
anti-inflammatoires
stabilisants de membrane
opiacé
2. Blocs :
mise aux points bloc sympathique
bloc intraveineux dans
la région affectée péridurale
3. Physiothérapie : en consultation ou en thérapie aquatique
4. Stimulateur électrique de nerfs sous cutané (TENS)
5. Sympathectomie :
- par chirurgie
- chimique dans certain cas
6. Appareils implantables :
- stimulateur pour la colonne vertébrale
- stimulateur de nerfs ambulant
- pompe à morphine par infusion
RECOMMENDATIONS
MISE À JOUR : Les médecins participant à
la conférence nationale RSDSA en octobre 1999 ont discuté
de ce qui suit :
- Physiothérapie : c' est le mode
de traitement primordial pour regagner du mouvement au membre,
un rayon d' activité, une flexibilité et de la force.
Thérapie aquatique : elle est aussi
recommandée dans l' eau variant entre 92 degrés F
à 93 degrés F. La chaleur tiède est bonne pour
la plupart des patients souffrant de SDRC, car il n' y a pas de
pression ou de pesanteur exercée sur leur corps et l' eau
supporte les muscles faibles. Le niveau de résistance peut
être contrôlé. De plus, l' eau tiède est
réconfortante.
Soutien psychologique : Cet aide est recommandé,
par exemple: consultation, technique de mouvement contrôlé,
de visualisation, technique de relaxation, hypnose. Dans certains
cas, ces moyens peuvent aider.
Des médicaments qui contrôlent la douleur sont
essentiels et faciliteront le progrès surtout en physiothérapie.
RAPPORT
UNANIME
Le rapport compilé par Michael Stanton-Hicks et al dans :
« CRPS : Guide For Therapy » démontre
qu' une approche algorithmique est la meilleure façon de
procéder. Le traitement par algorithme contient donc les
trois éléments suivants :
A) Intervention médicale
B) Physiothérapie
C) Aide psychologique
Les méthodes A, B et C sont nécessaires pour traiter
simultanément, chez le malade, les symptômes et pour
faciliter le retour de la mobilité et le contrôle de
la douleur.
4. PROBLÈMES
S' il y a un délai dans le traitement, plusieurs patients
souffrant de SDRC peuvent faire face à :
- Une vie entière de douleur constante et persistante
- Une douleur incomprise et un diagnostic erroné
Des traitements inappropriés
Des traitements prescrits par des médecins qui n' ont pas
les connaissances nécessaires pour soigner les patients qui
souffrent de SDRC.
Malheureusement, ces situations sont beaucoup trop fréquentes.
Une bonne connaissance des SDRC est la clé pour bien connaître
la maladie et pour un diagnostic juste. Il n' y aurait pas de traitements
inappropriés si le malade et le médecin étaient
mieux informés. Des chirurgies inutiles pour « corriger
les SDRC » ne se produiraient pas.
Comme patient, il est possible de prendre la responsabilité
d' informer son médecin. Quelques problèmes pourraient
ainsi être évités. En donnant le plus d' information
possible au médecin traitant, celui-ci pourra certainement
mieux comprendre votre maladie. Une bonne relation patient-médecin
vous assurera de meilleurs soins.
5. DES FAÇONS D' AIDER VOTRE MÉDECIN
Dressez la liste de vos symptômes et faites-en régulièrement
la mise à jour, en notant spécialement ceux qui vous
dérangent le plus. Soyez spécifique sur la localisation
de votre douleur. Par exemple, avant et après votre visite
chez le médecin, marquez le degré de douleur durant
la journée pour lui donner une bonne idée sur la façon
dont la maladie vous affecte.
Tenez un journal quotidien des médicaments que vous prenez
et de votre degré de douleur. Ceci permettra à votre
médecin de juger de l' efficacité de vos médicaments
et vos réactions à ceux-ci.
Faites-vous accompagner lors de vos visites médicales. Prenez
des notes claires sur ses recommandations. Une seconde personne
peut vous aider à mieux retenir toutes les recommandations
du médecin.
Préparez-vous une liste de questions. Votre accompagnateur
pourra noter les réponses.
Gardez un record de vos traitements et médicaments présents
et passés.
6. POURQUOI SOMMES-NOUS ATTEINT DE SDRC?
Il y a plusieurs théories sur ce point. Les théories
les plus courantes ne peuvent pleinement néanmoins expliquer
ce qui ce passe dans notre corps :les signes et symptômes
varient d' un patient à l' autre et il peut y avoir de l'
inflammation , de la douleur, de l' enflure, un changement de température
et de la peau, des problèmes neurologiques, un changement
de fonction des mouvements etc..
Certaines théories psychologiques supposent que différents
facteurs prédisposent à la maladie telle : l'
instabilité émotive, la nervosité, la dépression,
l' anxiété et certains événements de
la vie. Ils contribueraient au développement de l' algodystrophie
réflexe. Il est également suggéré que
l' inactivité contribue à l' enflure et l' atrophie
des muscles. Dans les cas d' algodystrophie réflexe chronique,
l' atrophie et l' enflure sont présentes. Par contre, l'
inactivité n' explique pas les changements de couleur de
la peau, les changements de température et la douleur. Basé
sur une étude réalisée en 1993 sur 829 patients,
durant une période de huit ans, le docteur Veldman a trouvé
que les signes et les symptômes les plus courants sont :
- la douleur (92%),
- l' enflure (86%),
- le changement de la température de la peau (98%),
- la différence dans la couleur de la peau (97%),
- la mobilité limitée (90%),
- l' augmentation des plaintes après l' exercice physique
(89%) et causant également de l' inflammation.
Désistement : L' information présentée
dans ce site n' a pour but que de vous informer sur la maladie S.D.R.C.
Le site ne prend pas la place de l' avis d' un médecin ou
d' un expert. Avant de commencer, d' arrêter ou de changer
vos soins actuels, consulter toujours un expert.
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